L'accident s'est produit mercredi 26 août 2026 vers 9 h 30, à 2 700 mètres d'altitude, sur la ligne du téléphérique du Pic Blanc, à l'Alpe d'Huez, en Isère. Selon le directeur de la société exploitant les remontées mécaniques, la télécabine venait tout juste de quitter la gare d'altitude et roulait à faible vitesse, « comme elle se lance normalement, doucement ». Au bout d'une quarantaine de mètres, elle a heurté le bras articulé d'un camion-grue de chantier qui manœuvrait à proximité, sous la ligne. Le choc a projeté violemment les passagers vers l'avant de la cabine.
Un bilan qui s'est alourdi au fil des heures
Les premiers bilans communiqués mercredi faisaient état de 16 blessés, dont trois en urgence absolue. Jeudi 27 août 2026, la préfecture de l'Isère et la mairie d'Huez ont revu ce chiffre à la hausse : 23 personnes ont été blessées, dont trois grièvement, prises en charge en urgence absolue, et treize autres classées en urgence relative. Le maire de la commune, Jean-Yves Noyrey, a précisé auprès de l'AFP qu'il s'agissait surtout de personnes choquées et de commotions, ajoutant que les personnes hospitalisées étaient, selon lui, toutes sorties dans la soirée de mercredi.
Une passagère a résumé la frayeur ressentie au moment de l'impact en confiant avoir cru, avec d'autres occupants de la cabine, qu'elle allait mourir.
Une enquête pour établir les circonstances exactes
Des gendarmes ont été chargés de déterminer les circonstances précises de la collision. Selon les premiers éléments recueillis par le maire d'Huez, il se pourrait que le conducteur du camion-grue ait oublié le passage régulier du téléphérique au-dessus de la zone de chantier au moment de sa manœuvre. Cette hypothèse reste à confirmer par l'enquête en cours, et la prudence s'impose quant aux responsabilités exactes de cet accident.
L'établissement des faits permettra également de déterminer si des mesures de sécurité, comme une coordination entre les équipes de chantier et l'exploitant des remontées mécaniques, avaient bien été respectées avant le passage de la cabine.
Des vacanciers sous le choc
Au-delà des blessures physiques, nombre de passagers sont ressortis profondément secoués par la violence de l'impact et la frayeur ressentie dans les instants qui ont suivi la collision. Certains ont dû être pris en charge par des cellules psychologiques déployées sur place.
À l'Alpe d'Huez, les gendarmes devront désormais reconstituer, minute par minute, le trajet de la grue et celui de la télécabine pour comprendre comment leurs routes ont pu se croiser à 2 700 mètres d'altitude.