Selon la police népalaise, au moins 392 personnes sont mortes dans la crue dévastatrice survenue mercredi 26 août 2026 à la frontière entre le Népal et le Tibet, région administrée par la Chine. Plus de 1 400 personnes restent portées disparues, parmi lesquelles des centaines de touristes étrangers et au moins quatre ressortissants français. Ce bilan, qui n'a cessé de s'alourdir heure après heure depuis la catastrophe, pourrait encore évoluer dans les prochains jours.
Un effondrement de glacier à l'origine du drame
D'après l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), l'événement trouve son origine dans l'effondrement d'un glacier d'une ampleur telle qu'il a généré un séisme de magnitude 5,2, suivi de glissements de terrain en cascade. Les médias d'État chinois avaient dans un premier temps évoqué une autre origine, avant que le scénario de l'effondrement glaciaire ne s'impose comme l'explication retenue. La masse de glace et de roche libérée s'est transformée en une coulée de boue dévastatrice, submergeant bâtiments, routes et villages sur son passage, dans une zone particulièrement fréquentée par les randonneurs et les touristes en cette période de l'année.
À ce phénomène est venue s'ajouter, dans la soirée de jeudi 27 août, une nouvelle secousse : un séisme de magnitude 4,7 a frappé le comté de Nyima, au Tibet, selon le Centre sismologique de Chine. Son épicentre se situe toutefois à plusieurs centaines de kilomètres au nord des zones himalayennes déjà touchées par les crues de la veille, ce qui incite à la prudence quant à un éventuel lien direct entre les deux événements.
Une progression du bilan qui illustre l'ampleur de la catastrophe
L'évolution des chiffres, heure après heure, donne la mesure du désastre. Mercredi matin, la police locale ne faisait état que d'une poignée de victimes. Le bilan est ensuite passé à 165 morts, puis à 273, avant d'atteindre 362, puis 389 et enfin 392 morts selon le dernier décompte communiqué par la police népalaise. Du côté chinois, les autorités ont pour leur part fait état de trois personnes décédées sur le territoire du Tibet, un bilan resté stable alors que celui du versant népalais continuait de s'aggraver.
Le nombre de disparus, lui, dépasse désormais les 1 400 personnes, selon les autorités népalaises. Ce chiffre englobe des centaines de touristes étrangers, dont au moins quatre Français, dont l'identité n'a pas été communiquée. Selon l'office népalais du tourisme, cité par plusieurs sources, ces derniers faisaient partie des visiteurs présents dans la zone au moment de la catastrophe.
Une région prisée des randonneurs, une France mobilisée
La zone frontalière entre le Népal et le Tibet est régulièrement empruntée par des voyageurs venus du monde entier pour des treks en haute altitude, ce qui explique la proportion importante d'étrangers parmi les personnes recherchées. Les opérations de secours se poursuivaient jeudi matin, dans des conditions rendues difficiles par le relief montagneux et l'ampleur des destructions.
Face à la présence de ressortissants français parmi les disparus, Paris a proposé son aide aux autorités locales, sans que les modalités précises de ce soutien n'aient été détaillées à ce stade. Les recherches se poursuivent, entre espoir de retrouver des survivants et crainte que le bilan ne continue de s'alourdir dans les prochains jours.
Un glacier a cédé en quelques instants dans l'Himalaya ; c'est désormais tout un pan de la région, entre deux pays, qui compte ses morts et ses disparus, sans certitude sur le moment où ce compte macabre cessera de progresser.