Une fin d'après-midi bouleversée
L'alerte a été donnée mardi 25 août 2026, vers 16 h 30, dans cette résidence autonomie du centre-bourg d'Isneauville, qui compte une quarantaine de logements. La mairie avait rapidement fait savoir qu'un incendie important était en cours dans l'établissement et recommandé d'éviter le secteur. Les pompiers ont mis plusieurs heures à circonscrire les flammes, finalement maîtrisées en fin de soirée.
Le bilan humain s'est alourdi au fil des heures. Dans un premier temps, deux personnes avaient été signalées blessées, placées en urgence relative. Puis, dans la soirée, la mort d'une des pensionnaires a été confirmée. Il s'agissait d'une femme âgée d'une soixantaine d'années, dont le décès a été annoncé officiellement le lendemain par le parquet de Rouen.
Une cigarette près d'une bouteille d'oxygène
Selon les premiers éléments de l'enquête communiqués par le parquet, l'origine du sinistre serait accidentelle. Une résidente aurait allumé une cigarette à proximité de sa bouteille d'oxygène, provoquant une explosion à l'origine de l'incendie. Le parquet de Rouen a précisé privilégier cette « cause accidentelle », sans exclure que des investigations complémentaires viennent affiner ou confirmer cette hypothèse.
Trente-cinq résidents relogés
Au-delà du bilan humain, l'incendie a rendu inhabitables une partie des logements de la résidence. Les autorités ont indiqué que les 35 résidents de l'établissement allaient devoir être relogés, le temps que les dégâts soient évalués et que des solutions durables soient trouvées pour ces personnes âgées, souvent fragiles et attachées à leur environnement quotidien.
La préfecture de Seine-Maritime, qui a confirmé les caractéristiques de la résidence autonomie touchée, n'a pas communiqué à ce stade de calendrier précis concernant le retour des pensionnaires dans leurs logements ni sur l'ampleur exacte des dégâts matériels.
Une enquête qui doit encore établir les circonstances précises
Si la piste accidentelle est privilégiée par la justice, les investigations doivent encore permettre de reconstituer précisément le déroulé des faits, notamment les conditions dans lesquelles la bouteille d'oxygène se trouvait à proximité d'une source de flamme. Ce type d'équipement médical, utilisé par certains résidents pour des raisons de santé, est en effet connu pour ses risques d'inflammabilité en présence d'une flamme ou d'une source de chaleur.
En attendant les conclusions de l'enquête, c'est bien cette conjonction funeste entre un simple geste du quotidien et un dispositif médical qui aura suffi à transformer une fin d'après-midi ordinaire en tragédie, à Isneauville.