Un bilan qui s'alourdit
L'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a fait le point ce mercredi 12 août sur cette recrudescence inquiétante. Entre le 1er juin et le 10 août, 41 cas de légionellose ont été déclarés aux autorités sanitaires du département. Les personnes touchées, âgées de 26 à 91 ans, ont pour la plupart dû être hospitalisées : 40 cas sur 41 ont nécessité une prise en charge pour des troubles respiratoires. Deux patients octogénaires n'y ont pas survécu.
Un quart des cas recensés, soit 25 personnes, seraient liés au bassin chambérien, selon les données communiquées par l'ARS. Cette concentration géographique oriente les recherches des enquêteurs, sans toutefois avoir permis, à ce stade, d'identifier formellement la source de la contamination.
Une enquête tous azimuts
Pour remonter jusqu'à l'origine de l'épidémie, les autorités sanitaires ont multiplié les prélèvements dans des lieux susceptibles d'abriter la bactérie. Une trentaine d'échantillons ont ainsi été réalisés dans des réseaux d'eau d'immeubles collectifs, des tours aéroréfrigérantes, mais aussi des supermarchés et des restaurants, précise l'ARS dans son communiqué. Ces installations sont particulièrement scrutées car elles offrent des conditions favorables à la prolifération de la légionelle, une bactérie qui se développe dans les milieux humides et les réseaux d'eau tiède mal entretenus.
Une maladie mortelle dans 10 % des cas
La légionellose se transmet par inhalation de fines gouttelettes d'eau contaminée, et non de personne à personne. Elle provoque une forme sévère de pneumopathie, dont les symptômes s'apparentent d'abord à un état grippal avant de s'aggraver, notamment chez les personnes âgées ou fragilisées par d'autres pathologies. Selon les données sanitaires disponibles, la maladie est mortelle dans environ 10 % des cas déclarés, un taux qui souligne la vigilance particulière requise face à toute suspicion de contamination.
Dans l'attente des résultats des analyses en cours, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes invite la population savoyarde à rester attentive à l'apparition de symptômes respiratoires et à consulter rapidement en cas de doute. L'enquête épidémiologique se poursuit pour déterminer avec certitude l'origine de cette contamination qui continue d'inquiéter le département.