Une enquête pour blessures involontaires
Face à la gravité des blessures, le parquet de Saint-Omer a annoncé l'ouverture d'une enquête pour « blessures involontaires ». L'objectif est de déterminer les circonstances exactes de l'accident et d'établir d'éventuelles responsabilités, qu'elles concernent la fabrication, l'importation ou la commercialisation du produit en cause.
En parallèle de la procédure judiciaire, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a engagé ses propres vérifications. L'organisme mène actuellement des analyses sur plusieurs modèles de jouets « Squishy » commercialisés par différentes marques, afin d'évaluer les risques que ces produits peuvent présenter pour les enfants. La DGCCRF précise avoir déjà été alertée par d'autres signalements liés à l'utilisation de ces jouets ou de leurs contrefaçons, suggérant que ce cas n'est pas isolé.
Des recommandations de prudence
Dans un communiqué diffusé le 10 août, la DGCCRF a appelé les familles à la plus grande vigilance en attendant les conclusions de ses analyses. L'autorité recommande notamment de surveiller les enfants lors de l'utilisation de ces jouets, de ne jamais les exposer à des sources de chaleur ou à des manipulations extrêmes, et de proscrire toute reproduction de vidéos circulant sur les réseaux sociaux, dans lesquelles ces objets sont soumis à des expériences risquées, comme un passage au four ou au micro-ondes. Ces pratiques, popularisées en ligne, pourraient fragiliser la structure du jouet et favoriser son éclatement.
Il est également conseillé aux parents d'inspecter régulièrement l'état des jouets, de les jeter dès l'apparition de fissures ou de déformations, et de privilégier des produits achetés auprès de circuits de distribution fiables, les contrefaçons étant particulièrement pointées du doigt dans les signalements reçus.
Un marché sous surveillance
Cet accident met en lumière les limites du contrôle exercé sur certains jouets à bas coût, souvent importés et vendus en ligne, dont la composition exacte échappe parfois aux normes de sécurité habituelles. Les résultats des analyses menées par la DGCCRF pourraient déboucher sur des mesures de retrait ou de rappel si des non-conformités étaient établies. En attendant, les autorités insistent sur la nécessité d'une vigilance accrue de la part des parents, alors que ces jouets antistress restent très populaires auprès des enfants comme des adolescents.