Direction le commissariat de Dijon, où le jeune garçon dépose l'argent trouvé. Les policiers l'informent alors d'une règle simple : si personne ne réclame la somme dans un délai d'un an, elle pourra légalement lui revenir. Un principe encadré par la loi sur les objets trouvés, qui prévoit qu'au-delà d'un an sans propriétaire identifié, le découvreur devient l'ayant droit légitime.

Plus d'un an après les faits, et personne n'ayant réclamé les billets, l'adolescent a donc pu retourner au commissariat pour récupérer les 800 euros, cette fois en toute légalité. Les forces de l'ordre ont profité de l'occasion pour saluer son geste, en lui remettant un diplôme symbolique en plus de la somme, histoire de récompenser une honnêteté à toute épreuve.

Au-delà de l'anecdote, cette affaire remet en lumière une procédure méconnue du grand public. En France, toute personne qui trouve un objet ou une somme d'argent est tenue de la déclarer, notamment auprès de la police ou de la gendarmerie. Si le propriétaire ne se manifeste pas dans l'année qui suit, l'objet ou la somme peut être restitué à celui qui l'a découvert et déclaré, selon les règles en vigueur sur les biens trouvés.

Cette histoire a été saluée comme un exemple d'honnêteté enfantine, doublé d'une illustration concrète d'une règle juridique que peu de Français connaissent avant d'y être confrontés. Il n'est pas précisé si l'identité du jeune Dijonnais, aujourd'hui probablement en collège, a été communiquée par les autorités, qui ont préféré mettre l'accent sur la valeur de son geste plutôt que sur sa personne.

En attendant, le jeune garçon peut désormais disposer librement de sa récompense tardive : 800 euros, gagnés non pas par hasard, mais par sa probité, un an après une trouvaille qui aurait pu tout aussi bien finir dans sa poche sans que personne n'en sache jamais rien.